Dimanche, on aurait dû être regroupés.
Pour que je souffle ma bougie.
Alors, pour que tout le monde soit bien là, je m'en vais de ce pas chercher MamieJ dans le fin fond de sa campagne.
La route me semble longue, très longue.
Je dois mettre le GPS pour ne pas me paumer, celui-ci m'indiquant à chaque fois un chemin différent que la fois précédente, comment je vais faire moi, pour en retenir un définitif?
Il pleut par-ci, il pleut par-là, il y a des champs à perte de vue.
Je pense à Mam quand je vois au loin là-bas les tours de la cathédrale. Ca fait deux petits pics entre les brins au vent.
Je m'engouffre dans la rue pas bien large, le sol est tout défoncé et la voiture vrille en avançant, et à chaque fois je peste, je me dis ralala mais quand est ce qu'ils vont faire quelque chose? mais en même temps, tout le monde va déjà trop vite dans cette maudite rue, alors au final, ils vont ptet moins vite quand même que si c'était tout lisse tout beau tout plat.
Elle m'attend dans le salon, devant la télé.
La gamelle sur le feu, tout est prêt, et ça tombe bien parce que j'ai faim.
Et puis elle allume une clope, y'a pas de fenêtre ouverte, au bout d'un moment c'est trop fort, j'en ai plein le nez, j'ai pu envie de respirer.
Alors je vais faire un tour à côté.
Sur le buffet, les vieilles photos.
Les chiens en fonte qu'elle a reliés par le museau.
Et puis ceux qui sont partis qu'elle a gardés avec elle, là.
Et le nain, dans la plante, à défaut d'en avoir un dans le jardin.
Elle ferme les volets trop grands, trop hauts pour elle, et c'est parti mon kiki, on rentre au bercail.
SAUF QUE voilà, Captain Papou a, entre-temps, chopé une grippe carabinée et le voilà cloué au lit.
Finie, la bougie; fini, le gâteau; fini, le dimanche.
Et du coup, le jour levé, nous revoilà sur la route pour rentrer.
Au final, je la connais presque par cœur, maintenant.
#surlaroute#
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