Le premier truc qui me vient quand j'ouvre un œil, c'est de voir le ciel.
Un peu de nuage de-ci de-là, je me dis un peu plus et le Karma de Monsieur Sly nous portera préjudice.
Pour de vrai.
Mais il nous en aurait fallu bien plus qu'un peu de vapeur d'eau pour nous rebuter à aller bronzer.
On a pris un petit déj au café sur le front de mer. Des toasts poêlés qui sentent la graisse.
On a torché les courses vite fait bien fait, on est vite rentrées pour tout ranger, et je suis allée à la réception chercher de l'eau.
Oui, parce que l'eau du robinet n'est pas à boire.
J'y prête d'ailleurs extrêmement attention quand je me rince les dents, de peur de me retrouver clouée au trône.
Et tu parles d'une reine...
Le Monsieur il a un peu des airs de crapaud. Pas méchant ni mal accueillant. Juste qu'il parle espagnol, et moi pas. Heureusement il comprend Water please, et le reste se passe en langage des signes.
Formidable.
On enfile les maillots, on embarque notre barda, et on file s'installer sur la plage.
Le bonheur de sentir le sable chaud, y'a pas trop de monde, et on va tâter l'eau.
Y'a des petits poissons, l'eau est très claire, transparente, c'est joli et agréable, ça fait vraiment vacances.
On laisse nos affaires pour faire trempette pour de bon, fini de tâter le terrain, on y va doucement mais sûrement, mais on y va quand même.
Et puis il y a, dans toute cette eau turquoise, une mini-méduse rouge trop mimi.
Je dis attention les filles, y'a une petite méduse, alors on regarde de près-loin, on s'arrête, et quand elle s'approche un peu trop Sarabinette fait des éclaboussures pour la repousser.
Et puis on nage.
C'est bien c'est beau c'est chouette, l'eau est bonne, on rigole.
Et puis en regardant d'un peu plus près, y'a la mini méduse pas loin qui nage à mon secours et voudrait s'agripper à mon doigt. Ca picote un peu, je me dis saleté de bestiole, et en fait en regardant bien y'en a pas mal qui flottent un peu partout. Sans compter celles qu'on voit pas.
Ca me lance d'un coup à la jambe, comme un coup de fouet, je m'agite toute seule en râlant, saleté de méduses de merde, et ça picote ça picote ça picote.
Et les gens, au bord, de baragouiner dans toutes les langues sauf la nôtre que y'a des méduses, oh regarde y'a des méduses.
Je m'installe sur la serviette, et je deviens presque hypocondriaque.
Mais hypocondriaque warrior quand même.
Du style: "ça fait quoi d'être brulée par une méduse? nan mais c'est bon, je vais attendre et j'irai à la pharmacie si j'ai besoin. Enfin quand même, imagine ya des effets secondaires?".
Jusqu'à ce que la Policia se pointe pour planter les panneaux de prévention.
Alors Sarabinette vient avec moi, et moi je capte rien parce que tout est en espagnol, alors elle me traduit. Faut juste mettre du vinaigre.
Quoi? c'est tout? Ca lancine, j'ai cru perdre un morceau de ma cuisse et juste faut puer le vinaigre et voilà?
Oui, voilà. C'est pas plus compliqué.
J'ai arrêté d'être hypocondriaque passagère.
Je suis allée courir un peu le long de la mer.
J'ai pris des résolutions que je ne tiendrai pas. Mais je m'en fous, les résolutions sont faites pour ne pas être tenues.
On a regardé si on avait la marque du maillot. On s'est inspectées les unes les autres, on a examiné nos peaux, tiens attention t'es un peu rouge là, et on était contentes.
On a pris l'apéro sur le balcon, au calme.
L'air frais et doux nous a enveloppées lentement. On s'est balladées en nocturne le long des plages. J'aime les ballades de nuit (oui, avec deux L pour mieux voler...), tout prend un air de théâtre, et je me dis que quel que soit l'endroit, le théâtre se dresse.
La nuit a eu raison de moi.
#àchaqueséjoursoncommencement#
Un peu de nuage de-ci de-là, je me dis un peu plus et le Karma de Monsieur Sly nous portera préjudice.
Pour de vrai.
Mais il nous en aurait fallu bien plus qu'un peu de vapeur d'eau pour nous rebuter à aller bronzer.
On a pris un petit déj au café sur le front de mer. Des toasts poêlés qui sentent la graisse.
On a torché les courses vite fait bien fait, on est vite rentrées pour tout ranger, et je suis allée à la réception chercher de l'eau.
Oui, parce que l'eau du robinet n'est pas à boire.
J'y prête d'ailleurs extrêmement attention quand je me rince les dents, de peur de me retrouver clouée au trône.
Et tu parles d'une reine...
Le Monsieur il a un peu des airs de crapaud. Pas méchant ni mal accueillant. Juste qu'il parle espagnol, et moi pas. Heureusement il comprend Water please, et le reste se passe en langage des signes.
Formidable.
On enfile les maillots, on embarque notre barda, et on file s'installer sur la plage.
Le bonheur de sentir le sable chaud, y'a pas trop de monde, et on va tâter l'eau.
Y'a des petits poissons, l'eau est très claire, transparente, c'est joli et agréable, ça fait vraiment vacances.
On laisse nos affaires pour faire trempette pour de bon, fini de tâter le terrain, on y va doucement mais sûrement, mais on y va quand même.
Et puis il y a, dans toute cette eau turquoise, une mini-méduse rouge trop mimi.
Je dis attention les filles, y'a une petite méduse, alors on regarde de près-loin, on s'arrête, et quand elle s'approche un peu trop Sarabinette fait des éclaboussures pour la repousser.
Et puis on nage.
C'est bien c'est beau c'est chouette, l'eau est bonne, on rigole.
Et puis en regardant d'un peu plus près, y'a la mini méduse pas loin qui nage à mon secours et voudrait s'agripper à mon doigt. Ca picote un peu, je me dis saleté de bestiole, et en fait en regardant bien y'en a pas mal qui flottent un peu partout. Sans compter celles qu'on voit pas.
Ca me lance d'un coup à la jambe, comme un coup de fouet, je m'agite toute seule en râlant, saleté de méduses de merde, et ça picote ça picote ça picote.
Et les gens, au bord, de baragouiner dans toutes les langues sauf la nôtre que y'a des méduses, oh regarde y'a des méduses.
Je m'installe sur la serviette, et je deviens presque hypocondriaque.
Mais hypocondriaque warrior quand même.
Du style: "ça fait quoi d'être brulée par une méduse? nan mais c'est bon, je vais attendre et j'irai à la pharmacie si j'ai besoin. Enfin quand même, imagine ya des effets secondaires?".
Jusqu'à ce que la Policia se pointe pour planter les panneaux de prévention.
Alors Sarabinette vient avec moi, et moi je capte rien parce que tout est en espagnol, alors elle me traduit. Faut juste mettre du vinaigre.
Quoi? c'est tout? Ca lancine, j'ai cru perdre un morceau de ma cuisse et juste faut puer le vinaigre et voilà?
Oui, voilà. C'est pas plus compliqué.
J'ai arrêté d'être hypocondriaque passagère.
Je suis allée courir un peu le long de la mer.
J'ai pris des résolutions que je ne tiendrai pas. Mais je m'en fous, les résolutions sont faites pour ne pas être tenues.
On a regardé si on avait la marque du maillot. On s'est inspectées les unes les autres, on a examiné nos peaux, tiens attention t'es un peu rouge là, et on était contentes.
On a pris l'apéro sur le balcon, au calme.
L'air frais et doux nous a enveloppées lentement. On s'est balladées en nocturne le long des plages. J'aime les ballades de nuit (oui, avec deux L pour mieux voler...), tout prend un air de théâtre, et je me dis que quel que soit l'endroit, le théâtre se dresse.
La nuit a eu raison de moi.
#àchaqueséjoursoncommencement#
crédit photo: LeMondeDeLaLo

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