lundi 12 août 2013

#lechateaunestpashanté#

J'avoue, j'ai chipoté pour le petit déj.
Parce que le petit déj du dimanche matin est sacré, et qu'il doit ressembler à un "vrai" petit déj. Avec des tartines, du café, de la bonne humeur, la joie d'être là.
On a tourné un peu au pied du château qui ne lui plaisait pas, ça l'a agacé de me voir si têtue, non, je ne veux pas que des viennoiseries ou qu'un café, je veux les deux en même temps.
Et puis, d'un coup, il a trouvé le bon endroit, c'était écrit sur la devanture; ça m'a rappelé les brunchs alsaciens au soleil, j'étais toute contente. Je me suis émerveillée du plateau, de la confiture qui me faisait fondre de gourmandise, de la grande cuillère dans la mousse du café au lait.

Le château nous attendait, dans sa forêt.
On a fait la queue un peu, on est partis prendre nos entrées à l'intérieur finalement, on a pique-niqué sur l'herbe et on a visité. En insolite.
L'œil aux aguets, il remarque les détails qui tuent. Me fait rire aux larmes. Me tient la main quand j'ai le vertige. Et fait des blagues pas drôles.
Derrière l'objectif, je mitraille, pour une fois que j'ai le droit, en écoutant la petite guide. J'essaie d'imprimer dans ma petite tête.

Les heures ont tourné, on se pose un peu encore pour se reposer dans l'herbe.
J'ai les paupières lourdes. Le cœur lourd.

Et ma tête la cherche encore des fois.
Je la retrouve dans des ombres, des silhouettes, des pensées.
Et je me dis que quelque part, elle doit être là à veiller.

En mangeant les palets solognaux, je me dis que j'ai trouvé ma prochaine location.

#lechateaunestpashanté#






















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