On croit que c'est fermé, c'est férié, mais on reluque à travers les grilles, en plissant le nez, ce qui fait remonter les lunettes de soleil, et en fait y'a du monde sur le gazon, et des enfants dans les jeux.
On embarque la couverture pour s'installer bien comme il faut, la bouteille d'eau au sirop grenadine, et le magazine de médecine; parce qu'il aime apprendre encore et encore, et qu'un peu de curiosité ne fait jamais de mal.
Il choisit l'endroit au soleil.
On étend la couverture, on s'installe bien comme il faut, il met la bouteille à l'ombre, et, allongés, me demande de lui faire la lecture.
Il choisit les articles à découvrir, à retenir, et moi je m'arrête à la fin de chaque paragraphe pour regarder les photos illustratrices, les schémas, les petites flèches, et il se concentre pour me traduire ces longues phrases barbares qui veulent toutes dire la même chose en à chaque fois un peu plus compliqué. Alors qu'avec deux mots et quelques gestes, c'est réglé.
Je me dis que ce serait bien si ça pouvait être comme le PACS* à l'hôpital, plus de support papier, tout sur informatique avec des petites vidéos. Bien mieux que tout leur blablabla.
Il râle parce qu'en plein cagnard je me plains et que je veux de l'ombre. On trouve un entre-deux.
Il râle parce que finalement le soleil a tourné et qu'il est aussi à l'ombre. On y restera.
Les heures tournent, les oiseaux de nuit vont commencer à m'attendre.
#auparc#





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