Tout ranger.
Devoir s'y mettre vraiment, cette fois.
Plus de répit, plus de recul, plus de traine...
Jouer aux légos avec les boîtes à chaussures.
L'indélébile qui crisse sur le carton; j'en ai plein les naseaux.
Ranger soigneusement le vieux comme on range les souvenirs, scotcher pour fermer.
Tout est entassé proprement, trié. Non, pas trié.
Je n'aime pas trier.
Le cœur qui se serre.
Ranger mais garder à portée de mains.
Les plumes, les nœuds, les rubans.
Les boucles d'oreille que je n'ai pas porté de ces 365 jours passés ici.
Les apprêts qui me décorent dans la vie de tous les jours.
Autour du cou, autour des poignets fins, aux oreilles.
Auréoles.
Dans les cartons.
J'ai rangé aussi l'été.
Un GRAND carton pour TOUT l'été.
L'hiver a pris place, il faut bien se faire une raison.
Et, dans ce ciel monotone, j'ai besoin de couleurs.
J'ai besoin d'évasion.
Partir loin.
Le rose de Bali.
Le parme de Venise.
L'azur de Tahiti.
Le vert de Genève.
Le soleil de Bayonne.
Une bouffée d'air nouveau pour mes poumons ratatinés.
Je ne sais pas ce que je veux.
#audernierjour#
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