jeudi 19 septembre 2013

#mamaisonestencartonspirouettecacahuète#

La page se tourne.

Remballer ce qu'on a déballé soigneusement il y a un an.
Pas de surprise, c'est la durée moyenne de pause.

Scotcher, dérouler le rouleau, le laisser glisser sur le carton rêche et moche, et au feutre indélébile, s'appliquer à annoter le contenu.
"Au cas où".
Toujours "au cas où".
Je suis une grande prévoyante.

Au feutre indélébile.
"Au cas où" ça s'effacerait au feutre normal.
"Au cas où" la pluie se mettrait à tomber et gommerait l'encre.
"Au cas où".
Indélébile pour que ça reste encore un peu. Une trace. Une cicatrice.
Un truc qui résiste au temps, aux exploits, on monte on démonte on remonte, on sort on range.
Mais toujours avec soin.

J'ai dénudé les murs, emballé les papillons, les petits nœuds; emballé les rêves.
Peut-être se sont ils évaporés par les velux.

J'ai désétoilé mon ciel.
La patafix a laissé des traces sur le plafond, il est tout moucheté maintenant, on dirait une aile de coccinelle géante.
Je vais devoir jouer les artistes.

Les anges sont gentiment rangés, ils ne veillent plus sur les commodes.
Les monter était un rôle d'homme.
Les démonter surement celui d'une femme.
Ces foutus cartons me pèsent.
Comme des poids morts qu'on traine l'âme en peine.

Muxu chasse un papillon de déco échappé de l'arbre démonté.
Glisse sur le parquet.
Et fourre son nez dans les lampions.
Avant de s'endormir, épuisée, dans le bordel.


#mamaisonestencartonspirouettecacahuète#










 

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