J'ai cru qu'il allait pleuvoir cette nuit, ça a tonné fort. Les velux étaient ouverts, j'ai pensé dans mon demi-sommeil que ce n'était pas bien grave, ça ferait un peu d'eau dans cette chaleur infernale.
Mes plantes crèvent à petit feu.
Dexter a eu raison de moi hier, et j'ai fermé les yeux tard dans la nuit. Ou tôt ce matin.
A Carrefour, il n'y a plus que des ventilateurs de bureau. C'est toujours mieux que rien, et si je reste avec rien je vais mourir desséchée au 3ème étage de mon appart.
Les chats n'auront plus qu'à me manger.
Et je ne pourrais jamais gouter aucun 280.
Par ce soleil, je décide de ne pas rester enfermée, mais de profiter des joies du jardin.
Le soleil se cache un peu. Ca tonne encore, on remballe en vitesse. Et c'est sur le canapé que je ferme les yeux.
Prendre le soleil revenu sur le gazon, au pied des grands arbres.
Les couleurs qui viennent. Déjà la trace du maillot qui se dessine.
Traverser la campagne.
La route est longue.
Le temps d'un diner, on se remémore les souvenirs. Des déclics qui viennent, on avance à chaque pas.
Avec le chocolat italien, un papier. Pas de blague carambar, des citations: "Amami, perché, senza te, niente posso, niente sono" autrement dit "Liebe mich, denn ohne dich kann ich nichts, bin ich nichts" ou encore "Love me because without you I can do nothing, I am nothing".
Soit: "Aime-moi, car, sans toi, rien ne puis, rien ne suis".
Merci Verlaine pour cette minute culturelle.
L'heure tourne, il faut rentrer.
Sur la route, l'odeur des champs endormis s'engouffre par la fenêtre ouverte.
#Surlaroute#



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